Page Facebook ou site internet pour une pizzeria ?
Une page Facebook et un site internet ne font pas le même travail. La page sert à parler aux gens qui vous suivent déjà ; le site sert à être trouvé par ceux qui ne vous connaissent pas encore. Les deux ensemble valent mieux que l’un des deux seul — mais si vous ne pouvez en avoir qu’un, le site est celui que Google lit.
La comparaison honnête
| Page Facebook | Site internet | |
|---|---|---|
| Coût | Gratuit | 0 à 6 000 € selon la méthode |
| Temps de mise en place | 15 minutes | 5 minutes à 6 semaines |
| Carte lisible par Google | Non | Oui, si elle est en texte |
| Visible sans compte Facebook | Partiellement | Oui |
| Statut ouvert/fermé calculé | Non — horaires déclarés | Oui |
| Allergènes par plat | Difficilement | Oui |
| Vous en êtes propriétaire | Non | Oui, avec votre nom de domaine |
| Parler à vos abonnés | Excellent | Faible |
| Publier une photo au quotidien | Excellent | Peu adapté |
Ce qu’une page Facebook ne fera jamais
Google ne lit pas votre carte
C’est le point décisif. Une carte publiée en photo, ou dans un post, est une image pour un moteur de recherche. Personne ne trouvera jamais votre calzone ou votre pizza sans gluten par une recherche, parce que ces mots n’existent nulle part sous forme de texte exploitable.
Un site avec une carte en texte et un balisage adapté permet à l’inverse à Google de savoir que vous vendez une margherita à 11 € — et de vous proposer quand quelqu’un cherche exactement ça près de chez lui.
Vos horaires sont déclaratifs
Sur Facebook, vous saisissez des horaires une fois et ils vieillissent. Un client qui arrive un lundi devant une porte close alors que la page dit « ouvert » ne revient pas toujours.
Vous êtes locataire
Une page peut être restreinte, suspendue à tort, ou simplement moins montrée par l’algorithme du jour. La portée organique des pages a fortement baissé au fil des années : vos publications n’atteignent qu’une fraction de vos abonnés. Un site ne dépend d’aucun algorithme pour être atteignable.
Quand une page Facebook fait mieux qu’un site
Il y a des choses que Facebook fait très bien et qu’un site fait mal :
- La photo du soir. Publier la pizza du jour prend dix secondes et atteint des gens qui n’auraient pas pensé à commander.
- Annoncer une fermeture exceptionnelle à ceux qui vous suivent déjà.
- Les messages. Beaucoup de clients écrivent plus volontiers sur Messenger qu’ils n’appellent.
- La communauté locale. Les groupes de village et de quartier sont un vrai canal, et ils vivent sur Facebook.
Si votre clientèle est essentiellement locale et fidèle, et que vous n’avez ni le temps ni l’envie de gérer autre chose, une page Facebook bien tenue vaut mieux qu’un site à l’abandon. Un site jamais mis à jour est pire que pas de site du tout.
La combinaison qui fonctionne
Les établissements qui s’en sortent le mieux utilisent les deux, chacun pour ce qu’il sait faire :
- Le site porte la carte, les horaires, les allergènes, le plan et le téléphone. Il change rarement.
- Facebook et Instagram portent le quotidien : la photo, l’ambiance, les annonces. Ils changent tous les jours.
- Le lien vers le site est dans la bio Instagram, dans le bouton « Site Web » de la page Facebook, et dans le champ correspondant de votre fiche Google.
Cette dernière étape est celle qu’on oublie le plus souvent — et sans elle, le site reste invisible pour les gens qui vous cherchent.
Votre site peut être en ligne avant le service de ce soir
Cinq minutes. Sans carte bancaire. Et c’est parti.
CommencerÀ lire ensuite : le guide complet du site internet de pizzeria, combien ça coûte réellement, ou ce qu’il faut faire depuis que Google a supprimé les sites Business.